Ici le vent fait tant courir les nuages,
si bien que Jour et Nuit  
se marient plusieurs fois en quelques heures
dans les pluies battantes et le grand vent
et même dans le calme d’une journée de printemps,
dans la nature qui s’orage,
par manque de soin et qui se colère, 
des triolets aux scions des cœurs
pour une semaison têtue
une mise à nue de l’intra guerre
et portent lanterne d’un contre temps
aux nues, misent sur l’instant
la force du fragile des vies,
il n’y a peut-être rien de plus doux et de joli
que ce moment où la pluie se mêle à une éclaircie,
ce serait un mariage de lumières sans promesse,
un tour de magie fulgurant,
un instant de grâce, une trêve
où les larmes se sourissent de sentiments
les cris se soupirent,
et la vie s’exige.

 

Mots, photo : b.l

 

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